Et si on dansait ? - Eloge de la ponctuation - d'Erik Orsenna

Publié le par Minyu

Quatrième de couverture :

" Et maintenant ? Je savais bien que jamais je n'en aurais fini avec la ponctuation.
Aussi longtemps que je vivrais, et donc aussi longtemps que j'écrirais, je me battrais avec les signes, je m'acharnerais à bien placer les virgules. Et les points. Et les points-virgules. Sans oublier les tirets, les crochets, les chevrons auxquels je n'avais pas jusqu'ici prêté assez d'attention. Mais une petite voix me parlait. Elle me venait de tout au fond, là, au milieu du ventre, entre coeur et nombril: - Toi aussi, tu as une histoire, Jeanne, ton histoire secrète. L'heure est venue de la raconter."
Après La grammaire est une chanson douce, Les Chevaliers du Subjonctif et La révolte des accents, Jeanne et Tom, les héros d'Erik Orsenna, poursuivent leurs aventures grammaticales.
Mon avis :
Je ne l'ai pas trouvé aussi bien que La grammaire est une chanson douce (même s'il en est très proche), mais mieux que La révolte des accents. Quant au dernier, Les chevaliers de subjonctif, je ne peux pas dire, puisque je ne l'ai pas lu !
Je pense qu'Erik Orsenna a un don. Trouver tant de points communs entre la langue française et la musique, quel génie ! Quelle créativité ! Tout ce qu'il dit dans ce roman est parfaitement vrai, mais qui y a déjà réfléchi ? J'aime beaucoup le moment où Jeanne compare les parenthèses à des îles ; c'est poétique...
Ce petit roman, très facile à lire, réussit le tour de force de faire prendre conscience à ses lecteurs de l'importance de la ponctuation, de son rôle, mais toujours avec délicatesse et amour des mots. Amour perçant le texte et irrésistiblement communicatif.
J'ai été amenée à réfléchir à ma propre utilisation de la ponctuation. Je crois que je ne l'utilise pas trop mal ; à part, peut-être, que j'utilise beaucoup les tirets (mais je trouve qu'il n'ont pas tout à fait la même valeur que les parenthèses, cependant je me trompe peut-être). Ah ! Et j'ai la fâcheuse habitude de mettre des points d'interrogation à la fin de phrases interrogative indirectes. Par exemple, j'écris souvent : "Je me demande s'il viendra ?"
PS : Je suis désolée que le texte soit ainsi tassé, mais mon blog semble aujourd'hui récalcitrant aux sauts de lignes, et pourtant mon clavier fonctionne parfaitement bien ! Je ne comprends pas ce qui se passe.
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