Maestro, de Xavier-Laurent Petit
Quatrième de couverture :
Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre.
Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia, sa petite soeur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère.
Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme qui se dit chef d'orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui.
La musique a-t-elle le pouvoir d'effacer la peur et la solitude ? se demande Saturnino.
Mon avis :
J'ai un peu hésité avant de le lire... Mais comme c'est un cadeau, je me suis lancée ! D'autant plus que je vais rencontrer Xavier-Laurent Petit, alors...
Et j'ai bien fait !
Le maestro, ici, c'est Xavier-Laurent Petit.
J'ai ouvert le roman et, immédiatement, j'ai su qu'il me plairait. D'autant plus que, comme toujours, Xavier-Laurent Petit est parti de faits réels (cliquez aussi ici) pour construire son roman...
L'auteur a bien su planter les lieux et l'ambiance même si, à son habitude, le nom du pays n'est pas présent...
Autre point positif, les mots en espagnol qui parsèment le roman et plongent le lecteur dans une atmosphère bien particulière, qui a su me séduire.
La politique est rapidement abordée, mais le roman est avant tout axé sur les sentiments des enfants face à ces événements : très intéressant !
Mais la fin est triste... Il y a cette régression, je veux dire, Saturnino est parti d'un point, l'orchestre lui a donné une chance de réussir dans la vie, et cette réussite il ne l'a pas eue... Retour au point de départ. C'est triste, mais hélas ! réaliste. Et pour Tartamudo, l'orchestre lui aura plus que réussi... Mais je ne veux pas trop vous en dévoiler, lisez-le ! =)
PS : Mettez la musique en marche...