Simple, de Marie-Aude Murail

Publié le par Minyu

 

Résumé :

Simple dit " oh, oh, vilain mot " quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit " j'aime personne, ici" quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.

 

Mon avis :

J'ai été très émue par le courage dont Kléber fait preuve, malgré le baccalauréat approchant à grands pas. Il endure toutes les difficultés, prend sur lui, est le grand frère de son propre grand frère. J'ai en revanche été révulsée par l'égoïsme du père - qui les a tout bonnement abandonnés.

A travers une écriture naturelle et déliée, Marie-Aude Murail nous emmène au coeur d'une histoire emplie de réalisme, celle d'une fratrie marquée par l'handicap... On retrouve tous les thèmes chers à l'auteure, et comme dans tous ses romans, ce sujet grave est traité avec douceur et simplicité. "Simple" nous fait réfléchir à notre comportement, nous fait pénétrer dans le monde de l'handicap, avec tous ses non-dits et les souffrances entraînées. Pourtant, à la différence de "Le Dernier Jour d'un Condamné", ce n'est pas un roman "coup de poing".

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Nicolas PASQUIER 18/02/2011 20:15



Quel livre maginifique!!! A tomber.



folk 05/05/2010 16:19


Ca a l'air pas mal (si on aime le genre) mais les romans moraliste sa me plait pas trop ! Même si c'est bien d'en lire ...


Minyu 05/05/2010 18:57



Mais ce roman ne fait pas la morale ! Marie-Aude Murail critique, mais toujours avec beaucoup de douceur, et ne dis pas explicitementau lecteur ce qu'il devrait faire. C'est plus un roman qui
sert de mise en évidence. La différence est ténue, mais elle existe.


Et puis il y a aussi, en parallèle, les déboires amoureux et amicaux de Kléber et de ses colocataires, qui donnent une trame à l'histoire (d'ailleurs je me demande pourquoi je n'en ai pas
parlé dans mon article).