1984, de George Orwell
Cette fois-ci, pas de photo de ma couverture, puisque je n'en trouve pas sur Internet et que j'ai rendu (depuis longtemps) le livre à la bibliothèque...
Résumé (trouvé sur bacfrançais.com) :
4 avril 1984. Londres, capitale de l'Océania.
Le pays est contrôlé par le Parti. Des écrans sont installés en tout lieu. Big Brother, omniscient et omniprésent, surveille la cité. Nul ne peut échapper à sa vigilance.
Winston Smith, employé au Ministère de la Vérité rapporte dans le journal qu'il tient secret une anecdote : aujourd'hui lors d'une séance de « Deux minutes de haine », rituel instauré par le parti pendant lequel des images de l'ennemi de la Patrie sont livrées aux invectives et à la haine des employés, il a remarqué une femme « aux cheveux noirs », Julia, particulièrement virulente. A la fin de la séance il a croisé le regard de O'Brien, un de ses supérieurs. Sans doute un regard de complicité.
Winston est en effet un adversaire du Parti. Dans une société devenue totalitaire, où l'embrigadement des individus commence dès l'enfance et où la délation est un devoir, il se sait condamné...
Mon avis :
J'ai découvert ce livre en cours d'anglais, l'an dernier. Il y avait le début, et il fallait le commenter. Bien que n'ayant pas tout compris, j'ai saisi le principe, et j'ai été immédiatement intriguée.
Lorsque je l'ai lu, j'ai eu un choc. L'histoire dépassait tout ce que j'avais pu imaginer ; le slogan "La guerre, c'est la paix.La liberté, c'est l’esclavage. L'ignorance, c'est la force." a éveillé en moi un sentiment de révolte et de douloureuse impuissance, qui ne m'a pas quittée jusqu'à la fin. Aimant les beaux textes, les mots évoquant des images, le novlangue (langue formée de mots anglais soigneusement choisis et raccourcis, de manière à empêcher l'expression d'idées, de sentiments) m'a profondément indignée.
Comment décrire l'effet que la fin m'a fait ? J'ai souffert pour Winston, et surtout, j'ai été surprise. Profondément. Je pense qu'avant la lecture de 1984 (pour précision, je l'ai lu l'an dernier), il y avait ancré en moi un certitude selon laquelleles romans se terminent tous bien. Certitude profondément bouleversée par ce roman, puis par d'autres (Le dernier jour d'un condamné...)
Seul point négatif de ce roman : de nombreuses longueurs, principalement lorsqu'il lit le livre (dont le titre m'échappe).
En conclusion : un chef-d'oeuvre du roman d'anticipation !