Quatrième de couverture :
"Anibal, ils ont dû raquer un maximum pour l'avoir. Ma mère n'a pas voulu me dire le prix, il paraît que je l'ai "scandalisée" avec cette question. "Mais enfin, Sweetie, un enfant, on ne l'achète pas, on prend ce qui vient, tu sais." Ma pomme, c'est sûr ils l'ont pas payée et ils l'ont pas choisie parce que s'ils avaient eu la possibilité, ils auraient pris un moins moche, un plus sympa et qui les aurait pas fait tourner en bourrique. Mais pour l'Inca, j'ai quand même un doute : je vois pas pourquoi les Péruviens ils refileraient leurs morpions gratis à des étrangers."
Troisième de couverture (et oui ça m'a étonnée, mais c'est ici qu'est le véritable résumé) :
Ce sont deux enfants dans une grande maison du Cap-Ferrat peuplée de fleurs et de vedettes de cinéma.
Les fleurs, c'est la passion de Sweetie, douze ans, fils de riches producteurs. Sweetie a deux hantises : les vedettes, qu'il épingle de façon savoureuse, et la pension, où son père, lassé de ses mauvais résultats scolaires, menace de l'envoyer.
Anibal, cinq ans, est un petit Péruvien que les parents de Sweetie ont adopté. Il ne parle pas un mot de français et ne s'intéresse qu'à ses chaussettes, qu'il appelle ses "josettes".
Deux enfants.
Deux "frères" que tout opposent : l'un gouailleur et déluré, l'autre enfermé dans un "silence céleste" chargé de toute la sagesse de ses ancêtres. Sweetie tient d'abord à distance ce "faux frère" qu'il jalouse. Jusqu'au jour où, victime d'une crise d'asthme, Anibal manque de s'étouffer...
C'est le début d'une longue complicité qui conduira Anibal et Sweetie sur les chemins de Provence, au cours d'une fugue qui va changer leur vie. Direction : la cordillère des Andes...
Mon avis :
Je l'ai moins aimé que Rose de Pierre. Attention, il n'est pas plus mauvais (il est donc aussi bon, voire meilleur), il est simplement complètement différent. Le style est aux antipodes de celui de Rose de Pierre, bien que dans les deux, le narrateur soit le personnage principal. Mais Rose et Edgar sont si dissemblables qu'il est évident qu'ils ne "parlent" pas de la même façon.
Anibal peut parfois être très drôle. Le roman se lit rapidement (peut-être trop, justement), mais Anibal est si touchant ! On le voit évoluer, on voit le regard que lui porte Edgar évoluer aussi. Et la fin est très émouvante (et quand même plus joyeuse que celle de Rose de Pierre, pour revenir à mes comparaisons)
J'ai eu le coeur serré lorsqu'on apprend la maladie dont souffre Anibal... Il y a tant de passages inquiétants en rapport avec cet asthme !
Et puis, quand on aime, comme moi, les anciennes civilisations d'Amérique du Sud, je pense qu'on ne peut qu'être intéressé(e) par ce roman ! =)
Parole, comme dirait Sweetie, c'est l'un des romans les plus émouvants que j'aie lu jusque-là !