Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand
Je change un peu de registre : voilà maintenant du théâtre !
Il y a beaucoup d'éditions différentes, mais voilà celle que j'ai (un peu ridicule, je l'admets) :
Quatrième de couverture :
La gloire d'Edmond Rostand est inimaginable aujourd'hui. Ses contemporains le tiennent pour le plus grand écrivain de tous les temps. Cyrano de Bergerac suscite une véritable adoration, indéfiniment renouvelée. On devrait encore savoir par coeur ces vers piaffants, cliquetants, étourdissants, à l'image de ce héros romantique et baroque, de ce d'Artagnan amoureux.
Savant fou tombé de la Lune ou ferrailleur éblouissant, si tous les Français se reconnaissent en lui, s'il nous arrache des larmes, c'est parce qu'il est vrai, d'une profonde vérité humaine. C'est lui que Roxane aimait, son intelligence, son esprit, et non le beau et ennuyeux Christian. Cyrano est une part de nous-mêmes, le vengeur des humiliés et des offensés, des timides et des ratés de l'amour. À la fin de l'envoi, c'est toujours lui qui gagne.
Mon avis :
Edmond Rostand était un génie ! Cette pièce est incontournable. Le caractère de Cyrano se rapproche de celui d'Alceste dans Le Misanthrope, de Molière. En un peu moins dur, peut-être... Toujours est-il que Cyrano est un personnage passionnant, au sens de la répartie (et de l'auto-dérision !) prodigieux. L'intrigue est très intéressante (je remarque que j'apprécie de plus en plus les histoires romantiques ^^) et l'écriture... Eh bien, il faut être bien difficile pour ne pas la trouver d'une extrême beauté !
En bref : un pièce qu'on n'oublie pas.