Fahrenheit 451, de Ray Bradbury
Quatrième de couverture :
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.
Mon avis :
Je ne sais trop que dire... J'ai tout simplement adoré ce roman, mais comment réellement décrire ce que j'ai ressenti ? Moi qui, depuis quelque temps, ne trouvais plus trop le temps de lire, celui-ci je l'ai dévoré en moins de deux jours. Et je sors de ma lecture toute bouleversée. Et émue.
Ce roman décrit une société tout simplement horrible, dans laquelle le gens ne réfléchissent plus, ne communiquent plus, ne prennent pas la peine d'observer le monde autour d'eux. Une société vers laquelle, et cela fait froid dans le dos, je sens que nous tomberons si tout continue ainsi.
Montag se met à réfléchir, et entraîne le lecteur dans sa réflexion. Il commence à se demander quel sens a la vie, ce qu'on laisse derrière soi après sa mort ; il se met a comprendre la nécessité du savoir, de la lecture. Il se retourne progressivement contre cette société qui contrôle les pensées des citoyens.
Une grande - que dis-je, une immense- part du récit est dédié aux pensées de Montag et aux paroles des différentes personnes qu'il rencontre, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Et toutes ces personnes nous disent : vivez ! Construisez des choses ! Prenez en mains votre avenir et ne reniez surtout pas le pouvoir de la pensée, du savoir, de la sagesse... Des livres ! Car c'est bien entendu autour d'eux que tourne toute l'intrigue. Fahrenheit 451 est extrêmement psychologique (j'ai rarement vu un personnage aussi creusé que Guy Montag), et surtout philosophique. Mais attention ! Pas de grands essais ennuyeux, non, loin de là ; il y a une réflexion, c'est vrai, une réflexion très grande et qui se poursuit bien au-délà du récit... Et pourtant, le rythme du roman est rapide, on est entraîné et passionné par les aventures de Montag, sa révolte contre la société, et tout s'enchaîne dans un laps de temps très court...
Voilà tout le paradoxe de ce roman : très court temporellement mais très long dans ce qui résulte de sa lecture.
En fait, Fahrenheit 451 n'est pas un livre comme les autres ; il change la vision des choses des lecteurs. Il est déconcertant mais passionnant à un point que j'aurais du mal à décrire.
A lire, si vous ne l'avez pas encore fait !
...
C'est un coup de coeur.