L'attrape-rêves, de Xavier-Laurent Petit
Quatrième de couverture :
Louise vit au bout du monde, tout là-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n'aiment pas se mélanger avec ceux "d'en bas". Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d'année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non seulement Chems n'est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu des bois...
C'est cette différence que Louise trouve attirante. Elle est bien la seule.
Pour les autres, comme son père, un étranger n'a rien à faire dans la vallée où le trvail manque, où la scierie du coin bat de l'aile.
Louise se sent coupée en deux.
Mais Chems va prouver qu'il aime cet endroit comme s'il y était né. Quitte à le défendre au péril de sa vie.
Mon avis :
J'avais envie de le lire depuis longtemps, voilà qui est fait !
Je l'ai bien aimé, il est divertissant, mais bon, il est loin d'être transcendant ! Les mots sont justes, l'écriture claire, comme toujours chez Xavier-Laurent Petit, mais je n'ai pas trouvé les personnages assez creusés, c'est dommage. L'élément central du roman, c'est tout de même Chems, et l'on ne sait quasiment rien de lui ! Le flou laissé autour de lui est peut-être volontaire (sert-il à accentuer le mystère ?) mais il m'a dérangée. Et pourtant, il me semble que je suis habituée à ce genre de personnage ; là, je ne sais pas pourquoi, ça ne m'a pas plu.
J'ai aussi eu beaucoup de mal à cerner le père de Louise : j'ignore pourquoi il m'apparaissait comme violent alors qu'il est doux, attentionné et qu'il tient à sa fille plus que tout au monde. Mais là, ça vient peut-être de moi.
Sinon, trois personnages m'ont beaucoup marquée : Louise, Dolores et Mr Harrison. J'ai immédiatement ressenti une grande sympathie pour eux.
Attention, ne vous y trompez pas : j'ai tout de même passé un bon moment de lecture !
N.B. : Lorsqu'on a vu/lu (grâce à Xavier-Laurent Petit, d'ailleurs, puisque c'est lui qui l'a choisi) comme moi De beaux lendemains, on ressent très nettement l'influence de Russel Banks sur l'auteur ! Les images du film se transposaient pendant ma lecture ; les paysages comme les visages des personnages je ne les ai pas imaginés, c'est tout naturellement ceux du film qui me sont venus à l'esprit. Et cela correspond parfaitement !