La Petite Chartreuse, de Pierre Péju

Publié le par Minyu

Quatrième de couverture :

Sous une pluie froide de novembre, la camionnette du libraire Étienne Vollard heurte de plein fouet une petite fille en anorak rouge qui, affolée, courait droit devant elle après avoir vainement attendu sa mère, jeune femme fuyante et transparente.

Désormais, cet homme va devoir vivre avec les conséquences de l'accident. Affublé d'une paternité d'emprunt, Vollard, jusque-là introverti et solitaire, commence à réciter à l'enfant plongée dans le coma des textes littéraires contenus dans sa mémoire fabuleuse. Lorsque l'enfant s'éveille, elle a perdu l'usage de la parole. Alors, fuyant ses insomnies et ses angoisses anciennes, le libraire emmène Éva marcher dans les paysages de la Grande Chartreuse, lieu sauvage et splendide où vivent des moines qui ont fait voeu de silence. Un gros homme, encombré de lui-même, une mère bien trop jeune, et une fillette précocement fracassée par la vie forment un étrange trio: le triangle des solitudes. Le narrateur de cette histoire, témoin de l'enfance et de la jeunesse de Vollard, exprime sa fascination pour ce libraire inoubliable. Mais ce roman-conte est aussi un hymne inoubliable à la littérature, une méditation sur le fragile pouvoir des livres.

 

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Mon avis :

Je n'attendais rien de ce roman. Et, de fait, je n'en ai rien reçu. Pas même une idée précise, pas même une déception. Rien.

L'histoire est belle et émouvante. Je me suis attachée à Eva, et plus encore à Vollard. La plume délicate de Pierre Péju a su les sublimer.

Mais alors, la mère ! Impossible à comprendre. C'est un poids mort, un poids lourd qui ralentit l'histoire et rend ce qui devrait être une jolie découverte un livre-fardeau qu'on finit parce que, bon, on veut tout de même connaître la fin, et puis parce qu'on aime bien les deux protagonistes.

Je ne compte pas non plus le nombre de longueurs - pourtant c'est bien écrit ! Mais si on supprimait toutes les phrases inutiles, le roman serait deux fois moins long.

Un peu dure, moi ? Peut-être... Mais je vous rassure : j'ai vraiment beaucoup aimé la fin, même si je l'ai vu venir des dizaines de pages plus tôt. Et j'ai laissé échapper une larme, ce qui signifie que, si le roman n'est pas franchement bon, il sait émouvoir, et c'est un bon point pour lui. Heureusement !

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