Le chant des orques, d'Antje Babendererde
Quatrième de couverture :
Depuis de la mort de sa mère, Sofie vit seule à Berlin avec son père, un photographe reconnu, mais qui n'a jamais été très présent. Lorsqu'il lui propose de l'accompagner un mois pour son travail aux Etats-Unis, Sofie hésite, puis accepte, consciente que c'est l'occasion de se rapprocher de lui.
Ils s'installent donc à Neah Bay, dans un motel tenu par une Indienne et son fils, Yavid, un garçon beau comme un astre. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre.
Tandis que le père de Sofie part en reportage, la jeune fille passe son temps avec Yavid. Celui-ci lui raconte les histoires de son clan, l'emmène en zodiac voir des orques et travailler sur le canoë qu'il prépare pour les Makah, la grande fête traditionnelle annuelle.
Jour après jour, grâce à Yavid, Sofie retrouve confiance en elle et le goût de vivre. Cependant, elle se dispute souvent avec son père, qui supporte mal de la voir grandir, et la fête Makah approchant, elle redoute l'inévitable retour à Berlin...
Mon avis :
Je crois que sans la Maison jaune, jamais je n'aurais lu ce roman. En lisant la quatrième de couverture cela m'a fait l'effet d'un roman à l'eau de rose un peu gnan-gnan, et la couverture a visiblement été faite pour frapper l'oeil, pour vendre, c'est une question de business. Alors je m'attendais quelque chose de banal et un peu ennuyeux.
Je vous le dis immédiatement : c'est une erreur ! Si la banalité du texte est marquante, il est loin d'être ennuyeux.
J'ai eu, je dois le dire, un peu de mal à entrer dans l'histoire. Puis j'ai été conquise par le calme et la poésie qui émanent du texte. L'auteur a réussi à ne pas (trop) sombrer dans le cliché du coup de foudre et de la relation amoureuse (malheureusement si présent dans la littérature adolescente), et fait de cette histoire d'amour quelque chose de véritablement hors du commun et beau, surtout.
L'un des atouts de ce roman, c'est sa diversité : il traite sur un pied égal les relations de Sofie avec son père, son mal-être vis-à-vis de la mort de sa mère, son amour des baleines et son amour pour Yavid, la condition des Indiens Nord-Américains dans nos sociétés actuelles, ainsi que leurs croyances... pour le plus grand plaisir du lecteur.
J'ai finalement fait une bonne découverte ; Le chant des orques est un très bon "roman d'été", c'est à dire qu'il est vraiment très agréable à lire, mais que j'ignore si je le relirai un jour...
Pour finir, quelques détails m'ont franchement tapé sur les nerfs, mais j'ignore à qui en revient la faute : par exemple, "il" au lieu de "je", "Sophie" au lieu de "Sofie", "Cooper" au lieu de "Copper", etc.