Le magasin des suicides, de Jean Teulé
Quatrième de couverture :
Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
Mon avis :
Ce roman est plus déroutant qu'autre chose. Je ne connais pas d'autre écrivain qui ait eu le cran d'aborder un tel sujet en prenant cette approche-là. Je vous préviens immédiatement : c'est particulier.
J'ai bien aimé l'humour noir et le cynisme du début. C'est complètement loufoque (et en même temps très grave...) mais on se fait rapidement au ton donné, et on continue... Cela rappelle un peu La famille Adams. Pour ceux qui aiment, je pense que c'est un roman fait pour eux.
Le magasin des suicides, malgré ce qu'il pourrait laisser paraître, est un véritable éloge à la vie. Du moins c'est ce que je me suis dit jusqu'à la fin. Jusqu'au quatre derniers mots.
Ces quatre ultimes mots, aussi incroyable que cela puisse paraître, plombent complètement le roman. Il est franchement très agréable à lire, et j'avais cru y lire un message très précis : "vivez". Je m'étais attachée à Alan, on se dit qu'il n'a pas tort... Et les quatre derniers mots prouvent que l'auteur est un inconscient. Son "message", il l'a complètement détruit, simplement pour finir son roman sur un acte fort, pour que cela marque les esprits. Effectivement, ça marque, mais pas en bien en ce qui me concerne.
Si vous voulez un conseil, lisez ce livre... Mais surtout pas les quatre derniers mots ! Si on les enlève, cela change entièrement la fin, et cela colle plus au reste du roman.