Contes de Terremer, d'Ursula le Guin

Publié le par Minyu

Ce livre est un recueil d'histoires plus ou moins longues, certaines de la taille d'une nouvelle, d'autres de celle d'un petit roman  : Le trouvier, Rosenoire et Diamant, Les os de la terre, Dans le Grand Marais, et Libellule.

 

null

 

Quatrième de couverture :

Terremer est un nom magique, mais Terremer est d’abord un lieu magique, ensorcelé, un chapelet d’îles.

La plus étrange et la plus puissante est l’île de Roke, qui abrite l’école des sorciers.

Car, dans le monde de Terremer, la sorcellerie est une science qui se pratique selon des règles strictes.

Ursula Le Guin est revenue explorer sa création dans ces contes qui se situent avant, entre ou après les événements décrits dans Terremer, publié dans la même collection.


Mon avis :

Et voilà, le dernier Terremer ! Ca fait du bien des personnages complètement différents (complètement nouveau ou jeunes). Cela donne, comment dire, un peu de renouveau à la série. Cela change un peu, et ce n'est pas plus mal, tout en gardant l'ambiance des romans.

Toutes les histoires de ce recueil m'ont toutes plus ou moins plu...

En ce qui concerne Le Trouvier, je crois que c'est le récit que j'ai préféré. J'ai véritablement apprécié Loutre et sa douceur revoltée. L'histoire est assez longue, presque autant que Tehanu, et je trouve qu'il pourrait parfaitement être publié à part, en tant que prélude à Terremer, ou bien en complément - ce qu'il est, en fin de compte. J'ai beaucoup aimé le fait qu'on retrouve un lien avec les romans... Et ce n'est pas n'importe lequel : la création de l'école de Roke ! C'est un sujet qui m'intriguait et je suis heureuse d'avoir une réponse. Enfin, il y a l'évolution de Loutre et la répartition en ce que j'appellerai des étapes de l'histoire, qui sont des points favorables au Trouvier.

J'ai moins aimé Rosenoire et Diamant, même si cette histoire est très émouvante... J'ai préféré le début, lorsqu'ils sont encore enfants ; le reste m'a paru un peut trop "fleur bleue"...

Quant à Les os de la terre, j'ai fait là une agréable découverte. L'identité de Silence m'a énormément surprise, et l'histoire elle-même a la longueur idéale : je pense que si le sujet avait été un peu plus approfondi, l'histoire se serait alourdie et ralentie. Cette espèce de rapidité colle parfaitement à le temporalité de l'histoire.

Voilà les trois récits qui m'ont le plus marquée ; Dans le Grand Marais et Libellule ne m'ont pas particulièrement inspiré un commentaire développé ; non pas qu'ils soient décevants, mais l'histoire ne m'a tout simplement pas réellement intéressée, même si j'ai apprécié retrouver l'ambiance rurale de Terremer et Tehanu qui me plaît tant, dans Dans le Grand Marais.

Un point m'a fortement surprise dans Contes de Terremer : la noirceur de certains passages. Voici deux extraits qui m'ont beaucoup déconcertée, car de telles choses ne sont jamais apparues dans les autres Terremer...

"Tu savais que la Lune est le père de la Terre ? Oui, oui ; et il a couché avec elle, comme tout père en a le droit."

"Je crois que le mal réside en nous, en l'humanité. La confiance le nie. Franchit l'abysse. Mais il est là. Et tout ce qu'on fait finit par servir le mal, parce que c'est ce que l'on est. La cupidité et la cruauté."

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article