Le Petit Oiseau blanc, de James Matthew Barrie

Publié le par Minyu

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Quatrième de couverture :

Ce roman est inédit en France. Un seul fragment de ce récit, les cinq chapitres centraux consacrés à Peter Pan, a été publié, il y a quelques années, sous le titre de Peter Pan dans les jardins de Kensington. La démarche n'est pas tout à fait illégitime, si l'on considère que Barrie lui-même les édita sous cette forme. Toutefois, cela sous-entendrait que Peter Pan est l'amande de ce roman et que le reste - soit vingt et un chapitres - n'est que coquille. Rien de plus faux. Ces deux fragments sont construits en raison, sinon en regard, l'un de l'autre. L'ensemble, une coquille d'œuf brisée en mille éclats, cache un secret, un post-scriptum que le lecteur devra déchiffrer...

Le Petit Oiseau blanc est un roman sulfureux. Mais la provocation n'est pas là où cet objectif semble conduire... Il convient de le lire pour comprendre à quel point il faut de l'audace à un homme pour vivre, non pas dans l'imaginaire, mais dans la réalité qui se plie, soudain, au bon plaisir d'une fantaisie intime et parfois douloureuse. Lire ce roman revient à surprendre une conversation, c'est un acte d'impudeur. On le décachète ; il s'agit d'une lettre qui ne nous est pas adressée en propre, mais qui parle peut-être de nous. Dans ce roman, Barrie publie tous ses chagrins et ses fantasmes d'homme dans un corps d'enfant, toutes ses joies et ses espérances dans une fausse peau d'adulte. Le Petit Oiseau blanc est à la fois l'enfant que la nature lui refuse, le livre que nous lisons et celui qu'écrit le narrateur et, finalement, le double d'un enfant bien réel, George Llewelyn Davies (nommé David dans le texte).

 

Mon avis :

J'ignore ce qu'a ce roman... Autant j'ai adoré la pièce de pièce de Peter Pan, autant celui-ci ne m'a pas accrochée... Pourtant, il est extrêmement bien ! J'adore vraiment l'écriture de Barrie, douce, claire, si pleine et respectueuse du monde enfantin. Je me suis jetée sur le début. Puis mon enthousiasme a faibli, et un jour je l'ai posé pour ne plus jamais le reprendre. Pourtant j'aime beaucoup l'histoire. Le rythme est peut-être un petit peu lent...

Le récit cependant est beau. Barrie semble avoir mis beaucoup de lui-même dans Le Petit Oiseau blanc, et c'est touchant. Pourtant je ne l'ai pas fini, allez savoir pourquoi... Je n'arrive pas réellement à comprendre le problème que j'ai avec ce livre. Je le trouve très réussi et pourtant je ne suis même pas arrivée à la moitié... Et voici  à présent plusieurs semaines que je ne l'ai plus touché.

Cela peut vous sembler étrange, mais je vous le conseille. Parce que c'est beau. Il y a toujours cette mélancolie caractéristique à Barrie, et l'histoire est vraiment émouvante. Cependant ne lisez pas d'autre roman en même temps - je pense que c'est pour cette raison que je ne l'ai jamais terminé.

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