Le vent d'ailleurs, d'Ursula le Guin
Quatrième de couverture :
Aulne le sorcier fait chaque nuit le même rêve terrifiant qui le conduit le long du muret de pierres sèches qui borde le pays des morts. Et, alors qu’il espère y retrouver sa femme défunte, les morts viennent à lui.
A l’ouest de Terremer, les dragons incendient maisons et récoltes, mettant fin à la trêve qu’ils observaient depuis le retour du roi Lebannen.
C’est un temps de changements.
Mais Ged, l’Archimage, ayant abandonné ses pouvoirs, Tenar son épouse, le roi Lebannen et tous les sorciers de Roke seront-ils assez puissants pour affronter ce temps des changements ?
Et quel sera le rôle de Tehanu, la fille dragon ?
Le Vent d’ailleurs est le quatrième tome du cycle de Terremer, après Terremer, Tehanu et les Contes de Terremer. La notoriété de ce cycle ne le cède en rien à celle des œuvres de J.R.R. Tolkien.
Mon avis :
La première chose qui m'est venue à l'esprit en ouvrant le livre, c'est que j'aurais préféré qu'ils gardent le titre original (The Other Wind), traduit. Je trouve - mais peut-être que peu de gens sont dans le même cas - que L'autre vent rend mieux que Le vent d'ailleurs. Non ?
Bref, je l'ai autant aimé que Tehanu, si ce n'est plus. J'ai eu l'impression qu'il se passait bien plus de choses... J'ai vraiment eu l'impression que le cycle était terminé, j'ai véritablement senti une fin. Or, à ce que j'ai cru comprendre, l'auteure souhaitait au début que Tehanu soit le livre final... Elle a bien fait d'en écrire la suite.
Je me suis réellement attachée à Aulne, même si j'ai été un peu réticente au début. Je me disais : "Quoi ? Un nouveau personnage alors que c'est la fin ?" J'ai tout aimé en lui, son mélange d'innocence, de simplicité et de désespoir et de gravité. Il a achevé de me conquérir avec son petit chat et les conseils qu'il donne au garçonnet avant de le lui confier... ^.^
De même, la princesse kargue m'a beaucoup émue, par le courage et l'humilité dont elle fait preuve.
Je pensais que l'absence de Ged pendant la quasi-totalité du roman serait un obstacle, et pourtant non, pas du tout : je me rends compte qu'il aurait surtout été un poids, et sa non-présence permet d'émouvantes pensées de la part de Tenar.
En deux mots, c'est une excellente fin au cycle de Terremer, avec tous les ingrédients nécessaires à un bon roman.