Le passeur, de Lois Lowry
Quatrième de couverture :
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux.
Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté.
Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.
Mon avis :
Lu en un voyage en train ! Plus sérieusement, l'histoire de Jonas est tout simplement passionnante. Ce roman fait énormément réfléchir sur la vie, la mort, les sentiments, et surtout sur la société (de nos jours et future)... Tout en restant passionnant, même si dénué d'aventure.
Est-il préférable de vivre une vie sans difficulté, sans souffrance, sûre, facile, confortable mais dans laquelle on perd toute notion de l'amour, des sentiments en général, de la mort et par conséquent de la vie, de la beauté, ou bien avoir une existence au futur inconnu et instable, dans laquelle on peut énormément souffrir, mais aussi ressentir de véritables émotions, où l'on connaît l'importance de la vie ? C'est la grande question posée.
Le Passeur fait aussi comprendre que pour savoir ce qui est bon, on doit avoir une conscience du mal, pour apprécier la beauté, il faut connaître la laideur, pour être heureux, il faut aussi savoir ce qu'est le malheur.
Seul point négatif : je ne suis pas sûre d'avoir très bien compris la fin...