No pasarán, le jeu, de Christian Lehmann
Je n'ai pas lu grand-chose cette semaine, alors j'ai ressorti ce livre que j'ai lu il y a pas mal de temps déjà, mais qui m'a énormément marquée...
Quatrième de couverture :
Thierry et Eric n'avaient jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas,une décoration métallique parmi beaucoup d'autres. Jusqu'au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l'index vers l'insigne. C'était un vieil homme. Il s'était mis à crier, il était livide. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d'y jouer.
Il n'y avait rien sur la boîte. À l'intérieur, une simple disquette, même pas un CD-ROM. Et pourtant, ce qu'ils voyaient sur l'écran de l'ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu'ils auraient osé imaginer.
"Choisissez votre mode de jeu" dit la voix.
Mais il ne s'agissait pas vraiment d'un jeu. Il s'agissait plutôt d'un passeport pour l'enfer.
Mon avis :
C'est un roman très dur, surtout les scènes de guerre - normal, me direz-vous. A ne pas lire, donc, si l'on est trop sensible !
No pasarán, le jeu dénonce les dangers des jeux vidéos et l'horreur de la guerre. Il aborde aussi divers sujets tels que l'adolescence, le racisme, la violence, le fanatisme, le fascisme.
Il y a de nombreux mots techniques en rapport à l'informatique, ce qui peut parfois rendre difficile pour les non-initiés comme moi les explications détaillées, mais on s'y habitue vite.
Ce roman fait vraiment froid dans le dos. Plus qu'un simple jeu vidéo de guerre, L'Expérience Ultime projette les trois amis dans de vraies batailles, qui se sont déjà déroulées, et interviennent de véritables personnes, comme on peut le voir à la fin avec le vieillard jeune.
Le roman est bien structuré, quoique avec une présentation étonnante : il n'y a pas de chapitres. La fin peut paraître un peu hâtive et banale - un simple retournement de situation, puisqu'Andreas est pris pour un Juif - mais c'est ce qui fait sa force.
No pasarán, le jeu me semble bien plus puissant et violent que Be safe, mais il faudrait que je les relise tous les deux l'un après l'autre pour vraiment me rendre compte.